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Sauver le Dimanche

Edito du 20 novembre 2008

 

… A DIFFUSER LARGEMENT

 

 

     "Les évêques ? Vous ne dites rien sur le dimanche de moins en moins chômé…" J'entends fréquemment cette affirmation. Elle n'est pas vraie [1] Mais ce que nous disons n'est pas répercuté, polycopié, distribué. Nous avons à gagner la belle bataille du dimanche, tous ensemble !

 

     Voilà deux extraits du discours du Cardinal André Vingt-Trois, lors de l'ouverture de notre dernière Assemblée Plénière à Lourdes, le 4 novembre dernier ! Il appartient à chacun de les diffuser largement.

 

X François GARNIER

Archevêque de Cambrai

 

 

"… Que les chrétiens ne soient pas favorables à une extension du travail le dimanche ne surprendra personne. Pour eux, le Jour du Seigneur n'est pas un jour férié comme les autres. C'est le Jour de la Résurrection qu'ils célèbrent dans la joie et la fraternité. Cette obligation du repos dominical suppose de renoncer à d'autres activités, fussent-elles très rémunératrices. Le dimanche est aussi le jour d'une vie familiale plus intense et plus riche. Comment peut-on souhaiter que le tissu familial soit plus riche et plus structurant pour la vie sociale, si chacun des membres de la famille est retenu ailleurs par son travail ? Est-il normal que pour gagner honnêtement sa vie on soit invité à renoncer à la qualité de la vie ? Si des dispositions législatives généralisaient le champ du travail dominical, les dommages humains et sociaux qui en découleraient seraient sans commune mesure avec le profit économique qui peut en résulter. Ce serait une mesure supplémentaire dans la déstructuration de notre vie collective qui ne toucherait pas seulement les chrétiens… "

 

"… Les projets de dérogations nombreuses et légales au repos dominical s'inscrivent dans la perspective des mutations de notre société vers une norme du rendement maximum sans mesurer assez les coûts humains des changements envisagés. Nous n'oublions pas que déjà un nombre important de nos concitoyens est astreint au travail dominical, notamment dans certains services publics. Mais précisément, il s'agit d'une astreinte en faveur du service de tous. Etendre cette astreinte par une possibilité laissée au « libre choix » se réfère à un autre mobile : développer le rendement d'un certain nombre de secteurs d'activités économiques et miser sur l'appât du gain pour convaincre. Gagner plus doit-il devenir le principal objectif de l'existence ?…"

 

X Cardinal André VINGT-TROIS

Archevêque de Paris

 



[1] On relira aussi avec attention la lettre apostolique de Jean-Paul II "Dies Domini" – 31 mai 1998.

Elle est parfaitement claire.

Article publié par Secrétariat DIOCESAIN • Publié Jeudi 20 nov 2008 • 3372 visites

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