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"La musique de Dieu"

Édito du 23 novembre 2017

« La musique de Dieu »

 

Le conseil presbytéral a souhaité que, tous les deux ans, une rencontre soit organisée entre l’archevêque et les prêtres ordonnés par lui depuis une vingtaine d’années. Ces prêtres, le Conseil Presbytéral les appelle affectueusement les prêtres de la « Génération Garnier » !

 

La journée se passe en présence des deux vicaires généraux ; les pères Xavier Bris et Emmanuel Canart.

 

Cette rencontre s’est vécue le 14 septembre dernier, journée où l’Église fête la « Croix Glorieuse » : chaque participant était invité à venir avec un texte qui l’aide aux heures où les croix sont plus difficiles à porter.

Au cours d’une longue marche dans la forêt, au pied de la Basilique de Bon Secours, nous nous sommes arrêtés, pour écouter chacun lire son texte et dire pourquoi il l’avait choisi. Ce partage a été d’une très grande qualité. Pouvoir se dire à quels moments notre vie de ministre ordonné rejoint le chemin de croix, et pouvoir se dire quelles paroles, quelles présences nous aident à franchir les étapes les plus dures, est une grande grâce.

Dans les pages suivantes, vous trouverez le texte choisi par chacun ainsi que quelques lignes d’explication. Si l’on veut savoir quel est le texte auquel l’archevêque pense quand les difficultés sont plus grandes : c’est le fameux texte écrit par Madeleine Delbrêl : il est souvent ma prière, celle de rester quelles que puissent être les épreuves un bon interprète de la musique de Dieu :

 

« J’ai vu un homme qui jouait un chant tzigane

sur un violon de bois,

avec des mains de chair.

Dans le violon se rencontraient son cœur et la musique.

Ceux qui l’écoutaient n’auraient jamais pu deviner

que ce chant était difficile ;

que longtemps il avait fallu

suivre les gammes,

briser ses doigts,

laisser les notes et les sons

s’enfoncer dans les fibres de sa mémoire.

 

Son corps ne bougeait presque pas,

sinon les doigts, sinon les bras.

 

Sous chaque note qu’il jouait on aurait pu retrouver une histoire

d’exercices, d’efforts, de lutte ;

et chaque note s’enfuyait comme si son rôle était fini

quand elle avait tracé par un  son juste, exact, parfait,

le chemin d’une autre note parfaite.

Chaque note durait ce qu’il fallait.

Aucune ne partait trop vite.

Aucune ne s’attardait.

Elles servaient un souffle imperceptible et tout-puissant. »…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article publié par Cathocambrai • Publié Vendredi 08 décembre 2017 • 275 visites

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