Les "mouvements apostoliques" ? Ils ont tout l'avenir devant eux. Visite pastorale dans "l'Apostolat des laïcs"

Edito du 18 mai 2007

 

Les "mouvements apostoliques" ?

Ils ont tout l'avenir devant eux.

Visite pastorale dans "l'Apostolat des laïcs"

 

 

     Une nouvelle visite pastorale commune. Elle va me donner la joie de rencontrer, avec le Père Jean-Marc Bocquet et Mme Marité Colpart, la plupart des mouvements et organismes qui relèvent de "l'apostolat des laïcs". Plus de soixante-dix institutions en France, pour le plus grand nombre présentes dans le diocèse. Elles vont des mouvements dont les sigles sont connus (ACO-JOC-CMR-MRJC-ACE-ACGF-ACI-MCC-EDC…), aux Communautés Nouvelles, en passant par les divers scoutismes et les groupes qui se réunissent au nom d'une spiritualité commune (jésuite, franciscaine, foucaudienne…), sans oublier ceux qui servent la solidarité, la famille, le monde de la santé, les établissements scolaires…

 

     Ces mouvements apostoliques sont d'une diversité étonnante. Très anciens ou très jeunes, plus ou moins fragiles ou solides, tels qu'ils sont aujourd'hui ou autrement demain, peu importe, ils auront toujours l'avenir devant eux !

     Je voudrais dire pourquoi :

1.    parce que la foi au Christ, si elle est vraie, nous met en mouvement : elle fait de chaque baptisé son apôtre indispensable parmi ceux et celles dont il est proche par l'âge, la culture, le langage, l'activité professionnelle, les loisirs, la vie associative "… Les laïcs sont appelés par Dieu pour travailler comme du dedans à la sanctification du monde, à la façon d'un ferment, … et pour manifester le Christ aux autres avant tout par le témoignage de leur vie rayonnant de foi, d'espérance et de charité…" (Vatican II – Lumen Gentium – n° 31)

2.    parce que, pour vivre cette mission première non facultative, il est risqué de rester seul. Une rencontre mensuelle n'est pas de trop pour réveiller en chacun le courage qui peut manquer. Et là, que l'on parte du partage de l'Évangile ou du partage de la vie de tous les jours, peu importe, pourvu que les deux se croisent afin que puisse jaillir l'Esprit et qu'une conversion soit possible !

3.    pour éviter de tourner en rond dans ces rencontres mensuelles, l'Église nous offre ses divers mouvements, non pour nous embrigader, mais pour nous aider : une revue, suggestion qui met la Parole de Dieu à la source de tout, une proposition d'objectifs concrets, une enquête qui réveille, des témoignages stimulants venant d'autres équipes, des propositions d'approfondissement spirituel et de prières, autant de chances à saisir, même si elles coûtent un peu cher : le prix d'un abonnement, celui d'une cotisation…

 

"Voilà que s'ouvre tout grands aux fidèles laïcs des horizons immenses : … dans le monde de la culture… , de la recherche scientifique, du travail, des moyens de communication, de la politique, de l'économie… " [1]

 

     On voit l'enjeu : c'est celui de la conversion de la vie ordinaire, de la sienne et de celle de la société, avec les autres et par le Christ : c'est la conversion la plus difficile, mais la plus nécessaire. Oui, les mouvements ont tout l'avenir devant eux.

 

X François GARNIER

Archevêque de Cambrai

 



[1] Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres – Rome 1997 – Avant propos.

Article publié par Secrétariat DIOCESAIN • Publié Vendredi 18 mai 2007 • 4375 visites

keyboard_arrow_up