Dieu ne se lasse pas de relever les pécheurs que nous sommes.

Edito du 16 février 2006

Pour "une journée du pardon " dans chaque
doyenné, au cours du Carême 2006.

pardon pardon  Les "Journées du Pardon" qui s'organisent de plus en plus en France sont à multiplier. Alors que le temps du Carême approche, est-il possible d'en organiser au moins une dans chaque doyenné ?



COMMENT ? 

Le plus grand nombre des prêtres se rend disponible à la date choisie. En veillant à ce qu'il y en ait toujours au moins deux, chacun d'entre eux s'engage pour deux ou trois heures.
On a déposé sur quelques chaises de l'église des feuillets : ils offrent des passages d'Évangile et quelques prières bien choisies ; chacun, chacune peut alors, dans le silence, se préparer au sacrement qu'il va recevoir personnellement, dans l'un ou l'autre des lieux discrets et isolés où se trouve chaque prêtre.
Dans certaines paroisses, la journée va de 9 heures à 21 heures. Elle peut être plus courte, à condition d'offrir les horaires qui conviennent aux "actifs" et aux retraités.


POURQUOI ?
A l'évidence, pour redonner souffle à ce sacrement ! En effet, chaque fois qu'un baptisé s'approche d'un frère prêtre (qui se confesse lui aussi !), il découvre le sacrement qui transforme le coupable en pécheur. Or, cette transformation est capitale. Notre monde « crève » d'avoir des hommes et des femmes empêtrés dans leur culpabilité ou dans leur auto-justification. La confession ouvre un tout autre chemin. Elle transforme l'humiliation du coupable en l’humilité du pécheur. C'est un changement radical. Parce qu'il n'y a pas de honte à être pécheur. Dieu aime tellement les pécheurs qu'il est venu parmi eux. Dieu les aime tellement qu'avec la Croix de son Fils, il a porté tout le péché du monde. Dieu les aime tellement que par la résurrection de son Fils, il a ouvert définitivement une brèche dans la mort qui paraissait fatale.

Il n’y a pas de honte à demander pardon. Le faire, c’est découvrir que tout péché est d’abord et avant tout un manque d’amour ; c’est découvrir aussi que nos plus grands manques d’amour ne sont peut-être pas ceux qui nous humilient le plus ! Le faire, c’est accepter d’être appelé à plus de liberté, à plus de responsabilité dans sa manière d’aimer et de servir l’autre.
Le faire, c’est accepter d’être encore aimé. Demander pardon, c’est préférer son baptême à la misère, c’est croire que notre Dieu ne se lasse pas de relever les pécheurs que nous sommes. Demander pardon, c’est s’ouvrir à la joie d’entendre un prêtre nous dire de la part de Dieu : « Je t’assure, ne désespère pas de toi. Il t’aime encore, il a besoin de toi. Il te relève. Il te pardonne. Il te charge de mission. Avec lui, tu peux encore et toujours aimer et servir mieux ».


X François GARNIER
Archevêque de Cambrai

Article publié par Secrétariat DIOCESAIN • Publié Jeudi 16 février 2006 • 2588 visites

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