A l'approche de Noël,

Edito du 15 décembre 2004

A l'approche de Noël, 2 cadeaux originaux, pour sortir de l'indifférence.

 

1.    A l'appel du Patriarche latin de Jérusalem et de tous ses frères évêques du Proche-Orient et du Nord de l'Afrique, je vous invite tous et toutes à "faire du 22 décembre un jour de jeûne et de prière pour la paix en Terre Sainte. Nous rendrons grâce pour les artisans inlassables de paix. Nous prierons pour ceux qui en désespèrent et baissent les bras. Nous demanderons pardon pour les violents de tous les camps qui l'ensanglantent. Que chaque communauté trouve la manière originale de s'assembler, de prier et d'offrir le prix de ce dont elle se sera privée à des faiseurs de paix. Si l'on ne sait pas à qui offrir le produit des dons, qu'on veuille bien le confier à l'Association Diocésaine de Cambrai : je m'engage à le faire parvenir aux sœurs de Saint Vincent de Paul de Bethléem qui, sans grandes ressources, tiennent un orphelinat.

 

2.  Depuis l'été dernier où j'ai eu la joie de faire partie de la délégation des évêques de France visitant leurs confrères de l'Afrique des Grands Lacs (Congo démocratique, Rwanda et Burundi), je reçois d'eux des appels très concrets ; par exemple, pour qu'un enfant de la misère soit scolarisé dans telle école de Kinshasa, il faut 39 € par an. Pour rémunérer pauvrement le catéchiste de base au Burundi, il en faut 100… toujours par an…

 

Alors, je rêve de la multiplication simple de solidarités concrètes entre paroisses d'ici et de là-bas, entre établissements catholiques d'enseignement d'ici et de là-bas. Je rêve du jour où chaque paroisse, chaque mouvement, chaque service saura donner 1% de ses ressources par an. En le partageant en quatre parts : une pour les Œuvres Pontificales Missionnaires, une pour le SOS, une pour le CCFD (les trois se fécondent pour servir ce que Jean-Paul II appelle "le développement intégral de l'homme", faisant face ensemble mais avec leur génie propre à l'urgence, au développement durable et au don précieux de l'Évangile). Et la quatrième ? Pour financer quelques opérations du type de celles évoquées au début de ce paragraphe, étant entendu que le financement s'accompagnerait d'une véritable découverte de la vie des autres, découverte où connaissance et amitié s'embrassent !

 

Noël, alors, sera fête plus belle.

 

@ François GARNIER

Archevêque de Cambrai

 

Article publié par Secrétariat DIOCESAIN • Publié le Vendredi 17 décembre 2004 • 4950 visites

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