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Notre maison commune

Édito du 3 décembre 2015

 

Merci à Monseigneur Bruno Feillet pour cet éditorial. L’encyclique « Laudato Si » du pape François habitera sans doute l’esprit des chefs d’État, même s’ils n’oseront pas le dire, lorsqu’ils se réuniront à Paris pour la COP 21 du 30 novembre au 11 décembre. Qu’elle habite notre prière pour notre « sœur et mère la Terre » !

+ François Garnier

Archevêque de Cambrai

 

« Notre maison commune »

 

« Nous le savons, les enjeux sont importants. Il s’agit de préparer une terre viable pour nos descendants. Il y aura des mesures globales que seuls les politiques peuvent prendre, mais aussi des incitations à ce que chacun prenne ses responsabilités pour les habitants de la planète, tant au niveau intragénérationnel (avec les personnes avec qui nous vivons sur la terre) qu’au plan intergénérationnel (avec les personnes qui nous suivront dans les décennies à venir).

« Le pape a osé parler de décroissance dans les zones les plus riches pour permettre aux pays les moins développés d’accéder à certains conforts technologiques auxquels ils ont légitimement droit. Si nous ne voyons pas les liens de fraternité qui nous unissent à tous les membres de la famille humaine, nous ne comprendrons jamais pourquoi nous pouvons consentir à moins de biens. »

 

 

Il faut espérer que les chrétiens ne seront pas les derniers à se mobiliser. C’est la dimension cumulative de nos décisions qui fera l’efficacité de nos petites actions.

J’ai beaucoup aimé le sous-titre que le pape a donné à sa lettre, « Pour la sauvegarde de notre maison commune ». Il y a cinquante ans, on parlait de la terre comme du vaste monde ; il y a peu encore, on la percevait comme d’un village en raison de l’amélioration des moyens de transports et de communication. François la regarde comme une maison.

Or une maison, c’est le lieu où réside une famille et où s’exercent des solidarités particulières. Cette vision nouvelle de notre planète mérite réflexion. Croyons-nous à notre responsabilité à l’égard de ceux que nous ne croiserons jamais à l’autre bout de la Terre ? Le pape a osé parler de décroissance dans les zones les plus riches pour permettre aux pays les moins développés d’accéder à certains conforts technologiques auxquels ils ont légitiment droit.

Si nous ne voyons pas les liens de fraternité qui nous unissent à tous les membres de la famille humaine, nous ne comprendrons jamais pourquoi nous pouvons consentir à moins de biens. Gardons-nous cependant de croire que tout ceci n’est qu’affaire de vases communicants, comme s’il suffisait que les riches s’appauvrissent afin que les pauvres s’enrichissent pour résoudre les difficultés.

 

Le pape suggère qu’en réalité moins, c’est plus. N’est-ce pas aussi en ayant moins de biens que nous pourrons avoir plus de liens ? C’est bien ce que le Christ proposait au jeune homme riche, donner ses biens aux pauvres pour avoir plus de liens avec eux et avec Lui. L’appel s’adresse encore à chacun de nous.

+ Bruno Feillet

Evêque auxiliaire de Reims.

 

 

 

 

Article publié par Cathocambrai • Publié Mercredi 09 décembre 2015 • 1323 visites

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