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Jean Paul II et Marie Simon Pierre

Edito du 27 janvier

 

 

Que la guérison miraculeuse d'une petite cambrésienne devenue religieuse des Maternités Catholiques provoque la béatification du Pape Jean Paul II, voilà qui nous remplit de joie.

 

P  D'abord parce que notre sœur est guérie. Atteinte gravement de la maladie réputée incurable de Parkinson, l'en voilà délivrée contre tout pronostic : la science dit : "Je ne comprends pas … Je ne sais plus".

 

P  Et puis parce qu'elle a retrouvé sa mission, sa raison de vivre. Sur le point d'abandonner sa charge de chef de service - elle devenait trop handicapée pour la garder -, la voilà de nouveau avec toutes ses responsabilités dans la clinique des Maternités Catholiques d'Aix en Provence.

 

P  Ensuite parce qu'il est facile d'imaginer la joie d'ailleurs très discrète et humble de ses parents ! Ils habitent à deux pas de Cambrai. Celle aussi des religieuses des Maternités Catholiques de notre ville, qui, fondées par l'archevêque de Cambrai, Monseigneur Guerry, assurent un véritable service pastoral auprès du grand millier de mamans qui chaque année connaissent la joie de la naissance dans notre maternité.

 

P  Enfin, parce que le plus grand nombre des catholiques se réjouit déjà de la béatification attendue de Jean Paul II. Quelques-uns d'entre eux vont bien lui trouver quelques défauts ! Cela n'est pas grave. La sainteté n'est pas la perfection. Mais je garde de Jean Paul II quelques souvenirs que je n'oublierai jamais :

§  La célébration de l'eucharistie dans sa chapelle personnelle avec l'intensité de sa prière avant, pendant et après la célébration. Sa prière donnait envie de prier.

§  Les quelques repas partagés à sa table au Vatican. Un plan de table lui permettait de s'adresser tour à tour à chacun de ses invités. Son attention et sa délicatesse pour le petit frère évêque que je reste m'impressionnaient.

§  Les trois rencontres en tête à tête lors des visites "ad limina" : chaque fois dix ou quinze minutes ; la simplicité de son accueil entraînait ma confiance immédiate : j'avais la possibilité de lui dire toutes mes questions et mes espérances.

§  La joie enfantine qu'il avait en rencontrant les jeunes lors des JMJ, sa connivence avec eux, dans le même temps qu'il leur adressait sans détour les appels les plus dérangeants de l'Évangile.

§  Et puis enfin, la foi qu'il sut garder dans la traversée de ses longues épreuves de santé : de quoi illuminer la route de tous ceux et celles qui souffrent trop.

 

Ça vaudra le coup d'aller à Rome le 1er mai !

 

 

 

X François Garnier

Archevêque de Cambrai

 

 

Article publié par Cathocambrai • Publié Mardi 01 février 2011 • 3635 visites

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